Nous nous trouvons à un moment de l'histoire de la terre, le moment où l'humanité doit décider de son avenir. Dans un monde de plus en plus interdépendant et fragile, le futur est à la fois tres inquiétant et très prometteur. Pour évoluer, nous devons reconnaitre qu'au milieu d'une grande diversité de cultures et de formes de vie nous formons une seule humainité et une seule communauté de la Terre partageant une destinée commune. Nous devons unir nos efforts pour donner naissance à une société mondiale durable, fondée sur le respect de la nature, les droits universels de l'être humains, la justice économique et une culture de paix. Dans ce but, il est impératif que nous, les peuples de la Terre, déclarons notre responsabilité les uns envers les autres, envers la communauté de la vie ainsi qu'envers les générations futures.
CHARTE DE LA TERRE
EN EFFET, GREEN WORLD MOVEMENT est une ONG de protection de l'environnement pour un developpement durable en COTE DIVOIRE et partout dans le monde et OUVERTE A TOUS ET A TOUTES.
ses objectifs sont les suivants:
_SENSIBILISER LA POPULATION A LA QUESTION ENVIRONNEMENTALE
_ASSAINIR LE CADRE DE VIE ET LE MILIEU NATUREL DES POPULATIONS
_PROTECTION DES EAUX ET FORETS
_LUTTER CONTRE LA POLLUTION INDUSTRIELLE
CONTACT : greenworldmovement@gmail.com
PHONE (225) 01 54 75 30
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LE CONSEIL D'ADMINISTRATION
Environnement
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Photo : Seck Momar
Comme ici à Grand-Bassam, plusieurs régions d’Afrique connaissent des inondations.
Réchauffement planétaire : L’Afrique, grande oubliée des fonds
Dernière mise à jour : 06 Nov 2007 - 22:21 GMT
Il est généralement admis que l’Afrique, qui de toutes les régions est celle qui produit le moins de “gaz à effet de serre” à l’origine du réchauffement planétaire, aura besoin d’une importante aide financière pour remédier aux effets de ce phénomène. Mais il n’est pas aussi sûr que cette aide soit accordée. L’Afrique peine déjà à mobiliser suffisamment de fonds nécessaires pour lutter contre la pauvreté et n’a pas réussi à obtenir les investissements nécessaires aux projets de protection de l’environnement sur le continent. Bien que les dirigeants des pays du monde entier aient promis de contribuer davantage au développement, le montant de l’aide accordée a en fait baissé de plus de 5 % l’an dernier.
Pauvreté et protection de l’environnement sont étroitement liés, comme le rappelle le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Il est indiqué dans le plan d’action pour l’environnement du NEPAD que “les taux de pauvreté croissants et l’accélération de la dégradation de l’environnement sont deux maux interdépendants dont souffre l’Afrique… La pauvreté demeure à la fois la première cause et conséquence de la détérioration de l’environnement et de l’épuisement des ressources en Afrique. Sans une amélioration sensible des conditions de vie et des moyens d’existence des populations du continent, les politiques et programmes en faveur de l’environnement auront peu de chances d’aboutir.”
!!!Trafigura se soucie peu de l'environnement en Côte d'Ivoire - 14 septembre 2006 - 09:00 (Par Pierre Melquiot)
Trafigura se soucie peu de l'environnement en Côte d'Ivoire
La société Trafigura, basée aux Pays-Bas, avait choisi Abidjan en Côte d'Ivoire pour faire des « économies », des économies pour l'environnement ?. Les responsables de Trafigura essayent d'opposer une défense à ce qu'ils appellent des « rumeurs ». Parce qu'elle a affrété le Probo Koala, cette société de négoce international basée à Amsterdam se retrouve au cœur des accusations. « Greenpeace nous reproche d'avoir laissé naviguer pendant des semaines un bateau fantôme chargé de poison », s'insurge Jan Maat, porte-parole de la multinationale néerlandaise, spécialisée dans le négoce de pétrole et de métaux de base. Trafigura affirme avoir pris une décision d'abord et avant tout « économique », en livrant 581 tonnes de déchets toxiques à Abidjan, et l'environnement dans tous cela ?
Mais quelle est la nature des déchets déversés en plein air sur onze sites différents d'Abidjan en Côte d'Ivoire? Quel impact sur la santé et sur l'environnement? A qui la faute? Devant la complexité des questions soulevées par la catastrophe sanitaire et pour l'environnement dont est victime la capitale économique de la Côte d'Ivoire, Abidjan, « quelques précisions s'imposent, en attendant les communications officielles des experts qui sont sur le terrain : une mission de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une autre envoyée par les Nations unies (l'Undac), la mission française conjointe du BRGM (Bureau de recherche géologique et minière) et du Cogic (Comité de gestion interministérielle des crises) », selon Greenpeace.
Concernant la composition chimique de ces déchets, on estime qu'il s'agit d'une boue riche en hydrocarbures, contaminée par au moins trois éléments : de l'hydrogène sulfuré (très toxique par inhalation), des mercaptans (composés soufrés) et de la soude caustique. Sur le plan sanitaire, l'hydrogène sulfuré peut provoquer des irritations des muqueuses et voies respiratoires jusqu'à la mort par empoisonnement du sang, en passant par des nausées ou des vertiges. Ces produits présentent aussi une nocivité très forte pour l'environnement, qui peut s'avérer catastrophique s'ils devaient atteindre les nappes phréatiques ou le milieu marin. Certains experts mentionnent également la présence d'organochlorés, ce qui rendrait cette pollution encore plus grave (ces polluants persistent dans l'environnement et pénètrent la chaîne alimentaire).
Du côté des responsabilités locales, « il appartient au gouvernement ivoirien de les établir », sous la supervision de l'Onuci, la mission de paix des Nations-Unies en Côte d'Ivoire, afin de garantir une justice complète et équitable dans la situation politique actuelle, selon Greenpeace. « Il est évident que rien n'a pu arriver sans l'implication de plusieurs acteurs ivoiriens, publics et privés. En première ligne, le Port autonome d'Abidjan, qui n'a pu agir sans des complices au sein des ministères de tutelle (Industrie, Environnement et/ou Transports). Suivent les prestataires de services tels la société Tommy qui a effectué le pompage des déchets depuis le bateau et le déversement des toxiques dans onze sites de la ville, la société WAIBS, agent du Probo Koala, ou encore l'intermédiaire local Puma Energy, par ailleurs, filiale de l'affréteur Trafigura. »
Greenpeace veut comprendre la chaîne de responsabilités premières qui a permis aux déchets toxiques de parvenir jusqu'à Abidjan. Deux scénarios sont possibles, qui déterminent la qualification des déchets et donc le cadre juridique international qui s'applique, selon elle.
« Première hypothèse : à en croire la société Trafigura, trader international et affréteur du Probo Koala, les déchets seraient des « slops », c'est-à-dire des eaux de lavage, générées par le nettoyage des cuves du bateau transportant régulièrement des produits pétroliers. Selon Trafigura, ce nettoyage s'effectuerait, en routine, avec de la soude caustique. N'ayant pu être délivrés à Amsterdam comme prévu mais plus d'un mois plus tard à Abidjan, les déchets auraient fermenté durant le trajet, devenant de plus en plus toxiques. Selon ce scénario, ces déchets devraient être considérés comme le résultat d'activités maritimes et à ce titre régis par la convention Marpol émise par l'Organisation maritime internationale (OMI). L'affréteur Trafigura serait alors exonéré de toutes responsabilités (au sens de Marpol). Celles-ci incomberaient à deux pays : le pays de pavillon, Panama (autant dire nulle part) et le pays du port d'accueil, la Côte d'Ivoire. Plusieurs éléments peuvent mettre en doute ce scénario. La forte teneur en hydrogène sulfuré peut-elle résulter de la seule évolution du déchet au cours du voyage ? De simples eaux usées, même très polluées, peuvent-elles présenter une teneur en carbone organique proche de 21g/l et une masse volumique plus proche de l'essence pure que de l'eau de lavage polluée ? (source Ciapol) »
« Deuxième possibilité : au lieu d'être le fruit de la seule activité du navire, les déchets toxiques proviendraient d'industries de raffinage de pétrole ou de gaz installées à terre. Ces industries utilisent de la soude caustique soit lors de la désulfuration de ces hydrocarbures, soit lors d'opérations de nettoyage de leurs cuves de stockage. Ces déchets toxiques produits à terre relèveraient de la convention de Bâle, qui émane du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) et interdit les transferts de déchets des pays de l'OCDE vers les pays non membres de l'OCDE. Dans ce cas, les responsabilités reviendraient à l'affréteur Trafigura ainsi qu'au pays du dernier port d'accueil de ces déchets. Là, difficile à ce stade de déterminer avec certitude s'il s'agit des Pays-Bas, de l'Espagne ou de l'Estonie. »
Quelque soit le scénario, Greenpeace considère que l'entreprise Trafigura porte une responsabilité morale écrasante dans cette catastrophe. Dans un cas, elle a cherché à se faufiler dans les vides juridiques, les zones de non-droit et l'opacité des réglementations maritimes. Dans l'autre, Trafigura s'est mise en infraction flagrante avec le droit international.
Le trajet du Probo Koala. Une certitude : le 2 juillet, le Probo Koala quitte le port d'Amsterdam avec à son bord des produits « similaires » à ceux déversés sur Abidjan. Selon Trafigura, cette escale avait pour but la vidange de ces fameux « slops ». Après les avoir effectivement déchargés à Amsterdam, Trafigura a choisi de rembarquer ses déchets, au vu des conditions (a priori financières) proposées par la société néerlandaise de gestion des déchets. Toujours selon l'affréteur Trafigura, les autorités des Pays-Bas auraient contrôlé la conformité de ce ré-embarquement et, après certaines garanties, accepté le départ du navire.
Entre le 2 juillet et le 19 août, quelle fut la route du Probo Koala ? Pour certains, il s'est arrêté en Espagne au port d'Algeciras. Pour d'autres, il a navigué le long des côtes africaines à la recherche d'un port d'accueil. Le Sénégal aurait été sollicité ainsi que le Nigeria. Enfin, après avoir déversé ses déchets et malgré un début d'enquête, le bateau a été autorisé par le Port autonome d'Abidjan à appareiller en direction de l'Estonie.
Le parquet néerlandais, de son côté, a ouvert une enquête sur les conditions dans lesquelles les déchets ont pu être rechargés à bord du Probo Koala, en contravention avec les lois néerlandaises et les conventions européennes. Notons que Trafigura n'en est pas à un coup d'essais. En effet, une autre enquête est en cours, aux Pays-Bas, sur les opérations de ce groupe dans le cadre du scandale provoqué par le programme des Nations unies « Pétrole contre nourriture » en Irak. Des cargaisons illégales de pétrole irakien, acheminées par plusieurs intermédiaires, parmi lesquels Trafigura, ont servi à financer l'armement du régime de Saddam Hussein.
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